sam·e

Samuel Perche, aujourd’hui sam·e

développe une pratique queer de la sculpture et de la peinture qui déconstruit la virilité héroïque et interroge politi-quement le corps et ses représentations

Gender landscape I. II. III

« Déplacer la masculinité du registre de la domination vers celui de la sensibilité : mon travail engage le corps comme lieu de conflit, de mémoire et de résistance. En utilisant les codes de la virilité et de la monumentalité, je cherche à dérégler la lisibilité d’un régime politique de représentation pour donner à voir des corps situés, vibrants et émancipés. »

Les Étreintes

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Lovers 2, 80x100 cm, 2024
Lovers 3
Martin, 120X90.cm, 2024
Martin
Elwen, 120x90cm, 2023
Elwen
Tadig, 120x90 cm, 2023
Tadig

NO•MAN•MEN (2020/25)

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La Colère, 120x90cm, 2023
La Colère
Jason, 120x90 cm, 2023
Jason
Week-end a Ploumanach', 120x90 cm, 2023
Week-end a Ploumanach'
Mano, 120x90cm, 2023
Mano
Le Minotaure
Autoportrait 1, 120x150 cm, 2020
Autoportrait 1
Mael dans le jardin, 100x80cm, 2023
Maël
Bob, 100x80 cm, 2022
Bob
Loïk et ses amis, 120x90, 2023
Loïg et ses amis
Loïk, 120x90 cm, 2023
Loïk
Yanig dans le jardin, 100x80cm, 2023
Yanig
Oreste / Close Up 2
Mano / Close Up 2

Greek Guys

Esteban / Close up 2
Andreas / Close up 2
Nikos / Close up 2
Ali
Ali, tête, TÉAT Champ Fleuri

Faire corps / Construire le désir comme quelque chose d’épais, qui se diffuse au fur et à mesure et suppose tout un ensemble de gestes de la part de l’artiste, tel est le tour de force de cette œuvre. Le sculpteur réalise pour ce plusieurs actions : désosser, porter, placer, clouer, mettre en équilibre dans une posture démiurgique. Il communique au bois la trace de ses efforts, tout en laissant le matériau vivre. Son corps s’engage tout entier dans l’ouvrage pour donner consistance à la sculpture. Et ses gestes se rejoignent dans la cohérence de l’ensemble.

 

La rigidité du bois, les courbes et les torsions suggérées disent plusieurs choses en un seul mouvement et en une seule forme : l’histoire d’un homme, sa traversée de l’océan, le sort des migrants échoués sur la plage ou, par extension, la fin tragique de l’homme qui désire le monde et se ploie devant le ciel, comme pour implorer sa puissance.

Voyons cette sculpture comme un souffle qui donne vie à des formes et des courbes. A travers ce souffle, le sculpteur fait corps avec son œuvre. L’homme de bois se nourrit de ses attentes et de ses désirs et ils conjuguent, ensemble, énergie psychique et force physique. Le drame est exorcisé dans une forme signifiante : le corps de l’homme,

face au ciel, en position de jouissance et de désespoir, hommage à cet espoir d’une vie meilleure.

Ali, Stella Matutina

Sculpter l’indicible

Comment raconter une histoire tragique et complexe, en une seule figure ? Comment contenir dans la matière la puissance du désir et la trame d’une vie humaine ?

 

Capter dans une matière qui résiste et ne se modèle pas une symphonie, une possibilité de s’assembler en courbes et de tendre vers la sensualité, est un pari d’artiste. L’intelligence des formes et des courbes va alors se déployer ailleurs, dans les interstices, les points de contact de ces assemblages, là où les éléments convergent et se détachent pour entrer dans des dispositions nouvelles, là où le geste accouche du mouvement. L’artiste partage avec nous une intuition du mouvement, de l’existence intense et en extase, la conception d’un corps unifié dans un geste unique.»

 

Pour le philosophe Giorgio Agamben, les légendaires statues grecques qui rompent leurs entraves pour commencer à se mouvoir, brisent une “ligatio“, un pouvoir paralysant qui est à l’œuvre dans toute image. Elles rendent à l’image la liberté du geste. Comme ici où l’image est celle d’un mouvement du corps tout entier, qui se cambre et s’offre à l’infini du ciel, entre l’extase et la mort prochaine, presque certaine ou déjà advenue. Nous avons affaire à un geste au sens large du terme, à l’intention d’un mouvement qui ne se laisse pas enfermer. L’homme en bois est trop grand pour être entièrement consumé par l’appétit créateur du sculpteur ou dévoré par l’œil du public. Par son échelle et son inspiration antique, il nous amène à regarder au-delà, vers les mythes grecs, en direction d’une destinée épique avec laquelle se confond celle des réfugiés d’aujourd’hui, qui prennent la mer pour accomplir leur destin et finissent souvent, en martyrs des flots. L’homme de bois / Le bois de palette n’a pas la noblesse du marbre des sculptures de La Renaissance. Ces sculptures manifestaient un ordre de l’idéal, une éternité des formes et des idées. A contrario, la palette nous rappelle à l’existence actuelle, à la vie dans son caractère éphémère et précaire, à l’idée aussi,

que l’on se bat pour survivre en se réappropriant des matériaux déchus. Structuré comme une ossature mais d’aspect lisse et doux comme une enveloppe de peau, le bois de la sculpture synthétise l’impossible alliance des os et de la chair. Les variations de teinte imitent les soubresauts de la vie. Une impression de rondeur se déprend de l’ensemble, pourtant constitué d’angles et de formes plates et rectangulaires.

 

David, face
Torse
L'amour d'après d'après
L'amour d'après d'après
Adam
Gurvan, 80x100 cm, 2023
Gurvan
Asad, 80x100 cm, 2020
Asad
Autoportrait 2, 80x100 cm, 2020
Autoportrait 2